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18.07.2007

Lecture

« La littérature sans estomac »

Pierre Jourde

Ed. : L’esprit des péninsules

Ref. : 843 JOU

 

Pas connu et fixé à Paris, l’éditeur « L’esprit des péninsules » parle par les voix de ses auteurs de terres lointaines et de lieux purement imaginaires (ça veut dire quelque chose de précis ça ?)

C’est une critique acerbe, et drôle parfois, à laquelle se livre, Pierre Jourde dans cette Littérature sans estomac, ( Mais toute critique, quand elle se fait un peu longue, finit par lasser. Et même parfois, la pitié nous prend pour ceux qui subissent cette critique.)

 

Mais notons ce petit paragraphe : « … le monde bobinesque, pays de Cocagne plein de jolis sentiments et de sucreries moralisantes, petit monde doux, lent, sérieux, rustique, où on parle de lumière…. (C’est que,) Christian Bobin écrit des litanies à la gloire de la Sainte Trinité. Depuis qu’il a découvert le Verbe, il continue à s’émerveiller qu’on puisse y associer le Sujet et le Complément. Alors il réitère la formule, comme on fait tourner un moulin à prières. Belle ascèse. (Drôle non ?)

 

Il est mieux de connaître les auteurs cités, pour mieux en savourer les critiques. Toutefois, pour celui ou celle qui se pique de se faire lire par le plus grand nombre, la lecture peut en être aussi consternante qu’utile. Consternante si, lui ou elle, se découvre dans le même style que celui ou celle critiqué(é) dans Littérature sans estomac, et utile… pour éviter de s’y retrouver !

 

Comme dans toute critique, il s’y trouve évidemment un peu de mauvaise foi. Il n’y a qu’à sauter les paragraphes qui fatiguent. Rien n’est perdu.

 

Pierre Jourde a obtenu Le Prix MILLEPAGES 2006 pour son L’Heure et l’ombre ainsi que le Prix FOLIES D’ENCRE 2006. L’auteur vient de sortir d’un procès à cause de son livre Pays perdu qui retrace la vie des habitants d'un village du Cantal. Amusant, l’auteur qui y vit quelques mois par an, s’est imposé d’y décrire la vie quelque peu rustre de ses habitants. Certains non pas été contents de s’y retrouver (pour une fois qu’ils lisaient un livre !!!) et ont affligé une pas très délicate cognée à l’auteur, d’où le procès… qu’ils n'ont évidemment pas gagné.